Dépense publique : davantage d’euros, une part du PIB en recul
La dépense publique représente 57,3 % du PIB en 2024, contre 58,6 % en 2013. En euros courants, elle atteint 1 714,1 milliards en 2025, contre 1 242,4 milliards en 2013. Les administrations financent des prestations, des services et des investissements dont le coût évolue avec les prix, la population et les besoins collectifs.
Une part du PIB plus faible, des dépenses en euros plus élevées
La part de la dépense publique dans le PIB passe de 58,6 % en 2013 à 57,3 % en 2024, soit un recul de 1,3 point. Sur cette période, la richesse produite en valeur a donc progressé plus vite que la dépense publique.
Le montant publié pour 2025 atteint 1 714,1 milliards d’euros, contre 1 242,4 milliards en 2013. Cette hausse en euros courants intègre à la fois les évolutions des services et prestations financés et celles de leurs prix.
Le poids des dépenses dans la richesse produite
France : 58,6 % du PIB en 2013 et 57,3 % en 2024, soit un recul de 1,3 point.
Les dépenses en euros courants
France, en milliards d’euros de chaque année. Les montants incluent l’évolution des prix.
La part du PIB et les sommes dépensées
Part du PIB en 2013 et 2024 ; dépenses en euros courants en 2013 et 2025. La progression du PIB en valeur peut réduire le ratio malgré une hausse de la dépense.
| Indicateur | Période | Valeur |
|---|---|---|
| Part du PIB en 2013 | 2013 | 58,6 % du PIB |
| Part du PIB en 2024 | 2024 | 57,3 % du PIB |
| Dépenses en 2013 | 2013 | 1 242,36 milliards d’euros |
| Dépenses en 2025 | 2025 | 1 714,14 milliards d’euros |
L’évolution de la dépense publique depuis 2013
- 2013
La dépense publique représente 58,6 % du PIB et atteint 1 242,4 milliards d’euros.
- 2024
La part de la dépense dans le PIB vaut 57,3 % ; ce ratio est inférieur à celui de 2013.
- 2025
Les dépenses atteignent 1 714,1 milliards d’euros dans les comptes publiés par l’Insee.
La part du PIB recule de 1,3 point entre 2013 et 2024
La part des dépenses dans le PIB passe de 58,6 % en 2013 à 57,3 % en 2024. Entre ces deux dates, les dépenses publiques augmentent moins vite que le PIB en valeur.
Lorsque le PIB progresse plus vite que la dépense, ce ratio diminue même si les sommes dépensées augmentent. La croissance en volume et la hausse des prix contribuent toutes deux à l’évolution du PIB en valeur.
471,7 milliards d’euros supplémentaires entre 2013 et 2025
Les dépenses atteignent 1 714,1 milliards d’euros en 2025 contre 1 242,4 milliards en 2013, soit 471,7 milliards supplémentaires en euros courants.
Les sommes financent les rémunérations, les achats, les investissements et les transferts des administrations publiques. Lorsque leurs coûts augmentent, les administrations doivent dégager davantage de moyens pour maintenir les mêmes prestations et services.
Les prix et les besoins collectifs font évoluer la dépense
Une dépense plus élevée peut financer davantage de services, des prix plus élevés, des salaires revalorisés ou des besoins nouveaux. Une population plus nombreuse ou plus âgée modifie aussi la demande de prestations et de services, à règles de prise en charge inchangées.
La Cour des comptes souligne le rôle de l’extinction des dispositifs exceptionnels de crise dans la baisse de certains ratios. Le retrait de ces aides réduit la dépense totale, tandis que les dépenses ordinaires peuvent continuer à progresser, y compris en part du PIB.
L’État, la Sécurité sociale et les collectivités locales
Les comptes regroupent l’État, les organismes de Sécurité sociale et les collectivités locales. Ils couvrent ainsi des dépenses aussi différentes que les pensions, les soins, l’enseignement et les investissements locaux.
Les crises sanitaire et énergétique ont également suscité des soutiens temporaires. Leur création puis leur retrait, ainsi que l’inflation, modifient les montants d’une année à l’autre et peuvent éloigner leur évolution de celle des dépenses ordinaires.
Le désaccord porte aussi sur la manière de réduire le déficit. La fondation iFRAP préconise de contenir les dépenses plutôt que de recourir à des impôts supplémentaires. L’OFCE souligne de son côté qu’une restriction budgétaire freine l’activité et les recettes, tandis que la hausse des intérêts complique le redressement. Le rythme et la composition des économies déterminent donc à la fois leur rendement budgétaire et leurs effets économiques.
La dépense progresse en euros, son poids relatif recule sur la période
La part des dépenses publiques dans le PIB recule de 58,6 % à 57,3 % entre 2013 et 2024. Les montants atteignent ensuite 1 714,1 milliards d’euros en 2025, soit 471,7 milliards de plus qu’en 2013 en euros courants.
Les prix, les besoins collectifs et les dispositifs exceptionnels font évoluer ces dépenses. Leur financement dépend de la capacité des recettes à suivre : une baisse de la part du PIB peut coexister avec des besoins de financement croissants lorsque les recettes progressent moins vite que les dépenses.