Comment les Français évaluent-ils leur vie ?
La satisfaction dans la vie atteint 7,2 sur 10 en 2024 en France, après un creux à 6,8 en 2021. Derrière ce redressement, les écarts sociaux restent marqués : en 2023, les 20 % les plus aisés donnent une note moyenne de 7,8, contre 6,6 pour les 20 % les moins aisés. Les ressources, la santé et les relations sociales participent à la façon dont chacun juge sa vie.
Une évaluation de la vie menée au quotidien
Dans l’enquête Statistiques sur les ressources et conditions de vie (SRCV), les personnes de 16 ans ou plus notent la vie qu’elles mènent actuellement sur une échelle de 0 à 10.
La réponse exprime leur appréciation personnelle. Deux personnes ayant des revenus proches peuvent attribuer des notes différentes selon leur santé, leurs relations, leur logement ou leurs attentes.
La satisfaction en 2010, 2021 et 2024
Une note moyenne de 7,3, puis 6,8 et 7,2 sur 10. L’enquête a été refondue en 2020 et sa pondération modifiée en 2022.
| Indicateur | Période | Valeur |
|---|---|---|
| Satisfaction moyenne en 2010 | 2010 | 7,3 score de 0 à 10 |
| Satisfaction moyenne en 2021 | 2021 | 6,8 score de 0 à 10 |
| Satisfaction moyenne en 2024 | 2024 | 7,2 score de 0 à 10 |
La satisfaction varie aussi avec le niveau de vie
En 2023, la note moyenne est plus élevée parmi les 20 % les plus aisés que parmi les 20 % les moins aisés.
Un creux en 2021, puis un redressement
La note moyenne vaut 7,3 en 2010, descend à 6,8 en 2021 puis remonte à 7,2 en 2024. Le redressement entre 2021 et 2024 atteint 0,4 point, et le niveau final se rapproche de celui de 2010.
Le recul observé en 2021 intervient pendant la crise sanitaire. La comparaison sur longue période comprend aussi la refonte de l’enquête en 2020 et une légère rupture liée à la pondération en 2022. L’écart final de 0,1 point avec 2010 reste faible.
1,2 point d’écart entre les plus aisés et les moins aisés
En 2023, la note moyenne atteint 7,8 parmi les 20 % les plus aisés et 6,6 parmi les 20 % les moins aisés. La moyenne d’ensemble est de 7,2.
L’écart de 1,2 point entre ces groupes montre une satisfaction socialement différenciée. Les ressources donnent des possibilités différentes pour se loger, faire face aux dépenses et aux imprévus ; elles s’articulent avec d’autres dimensions de la vie, notamment la santé et les relations sociales.
L’emploi et les inquiétudes matérielles pèsent sur le quotidien
Le baromètre publié par l’Unédic en juin 2025 décrit les difficultés financières et relationnelles vécues pendant le chômage, ainsi que le poids de la stigmatisation. L’indemnisation atténue la dégradation financière, tandis que la perte d’emploi touche également la place occupée dans la vie sociale.
Dans son enquête trimestrielle de décembre 2024, l’Observatoire du bien-être du CEPREMAP relève un retour des inquiétudes matérielles et des préoccupations pour l’avenir après l’embellie de septembre. Ces observations éclairent les tensions du quotidien à un rythme plus rapproché que l’enquête annuelle SRCV.
La santé et les relations sociales participent au bien-être
La satisfaction déclarée évolue avec la santé, les relations, les ressources, l’emploi, les événements collectifs et les attentes personnelles. Une amélioration matérielle peut s’accompagner de difficultés dans une autre dimension de la vie.
L’OCDE étudie conjointement les revenus, l’emploi, la santé, les relations sociales et la sécurité. Une moyenne nationale stable peut ainsi recouvrir une amélioration pour certains groupes et une dégradation pour d’autres.
Un redressement après 2021 et des écarts sociaux marqués
La satisfaction moyenne remonte de 6,8 à 7,2 sur 10 entre 2021 et 2024. Le redressement après la crise sanitaire ramène la note près du niveau de 2010, qui était de 7,3.
Les écarts entre niveaux de vie restent importants : en 2023, les plus aisés donnent une note moyenne supérieure de 1,2 point à celle des moins aisés. Le redressement national coexiste donc avec des expériences très différentes, liées aux ressources et aux conditions de vie.